|
Il convient de bien marquer (traces incontestable dans
la neige) le dernier passage du traceur sur la direction visée avant le
franchissement de la bosse il sera alors facile pour le leader de
rejoindre ce point et de conduire à nouveau son traceur.
|
|
Sitôt le traceur arrête, le groupe se déplace, rejoint le point d'arrêt et la progression peut alors reprendre. On peut laisser un ou deux skieurs au point de départ qui serviront de point de repère pour une contre-visée.
C'est un moyen de contrôle qui doit être fait très rapidement. L'une des méthode consiste à soustraire ou à ajouter 180°. Sans aucun doute la meilleur façon de se planter ! La solution la plus simple, la plus sure et sans conteste la plus rapide d'une contre-visée est de positionner l'aiguille alimentée de la boussole sur le Sud au lieu du Nord.
Visée![]() |
Contre Visée![]() |
Jusqu'à présent, nous avons supposé que notre déplacement se faisait en douceur sur un terrain idéal. La nature est ainsi faite que la ligne droite est plutôt exception en montagne. Nous avions un beau plan de marche, des angles précis et patatras ! Voilà une crevasse en plein milieu de notre chemin. Et les crevasses ne sont pas sur les cartes ! Et ce ravin au fond duquel le torrent bondit, c'est à peine s'il est visible sur la carte, et pourtant il est bien là. Nous devrons donc contourner ces obstacles et reprendre notre chemin de l'autre coté.
|
![]() |
Ouf ! Je n'ai jamais utiliser cette méthode, et reste septique sur sa réalisation ! En toute état de cause, il faut éviter d'en arriver à être obliger de s'en servir ! |
![]() |
Avec beaucoup de pratique et aussi beaucoup de chance, on arrive effectivement ) naviguer de cette façon. Il est facile de comprendre que ces méthodes trouvent très vite ses limites sitôt que le terrain devient difficile. Nous l'indiquons plus à titre de curiosité car sans point de repère au bout d'un certain temps, on ne sait plus très bien où l'on est. Si on a franchi plusieurs obstacles, on marchera bien sur toujours au 280° mais à quel endroit serons-nous ?
Heureusement pour nous, nos montagnes sont suffisamment abrupte et découpées pour nous permettre d'autres méthodes plus dynamiques, plus rapides et aussi plus sûres.
Sur de grande distances, en terrain facile, on pratiquera ce que nous appelons la progression intuitive, à l'estime. Le point de repère permanent sera l'altimètre. La boussole pour la direction générale et l'altimètre poutr la situation avec la méthode de la tangente à la courbe. Une lecture attentive de la carte permet de selectionner les zones à micro relief et les zones propices à l'application de la méthode de la tangente à la courbe.
Ce qui précède est applicable presque partout dans les Alpes. Certains glaciers Suisses demandent plus d'attention vu leur dimension, il faut alors s'armer de patience et naviguer avec rigueur.
Quelques soit la rigueur de notre progression, il faut accepter une certaine erreur qui, à la fin de notre cheminement se traduira souvent par quelques centaines de mètres. Nous devons nous recaler pour trouver le refuge, où le bon passage. Seule la lecture attentive de la carte pourra nous permettre de s'y retrouver. Le plus gros handicap est alors que nous constatons notre erreur, mais nous ignorons son sens et sa valeur. C'est pourquoi, la méthode que nos allons exposer maintenant est importante, la méthode dite "D'ERREUR VOLONTAIRE"